Introduction au journal télévisé « mtv » du vendredi 1er juin 2023

Joyeux Noël encore. Si cette fois les félicitations sont spécifiques aux orthodoxes arméniens, elles incluent également tous les chrétiens et libanais… Avec la fin des vacances, le mouvement politique devrait reprendre son rythme normal à partir de lundi prochain. Mais le problème est que les politiciens, qui ont beaucoup parlé de quelque chose de nouveau qui se produira après les vacances, se rendent compte aujourd’hui que ce dont ils parlaient hier pourrait ne pas se réaliser. Le monde extérieur, semble-t-il, ne se soucie pas beaucoup de ce qui se passe au Liban. Bien sûr, il suit l’évolution de la situation, mais la situation au Liban ne figure pas parmi ses priorités et ne figure pas sur sa liste de préoccupations urgentes, contrairement aux rapports précédents. De plus, la réunion annoncée avant la phase festive doit avoir lieu à Paris au milieu de ce mois et comprendra l’Amérique, la France, l’Arabie saoudite et le Qatar et rien n’indique que sa convocation sera confirmée. Même certaines informations de presse indiquaient que cela n’aurait pas lieu. Notez que même s’il se tient, il ne donnera pas beaucoup de résultats étant donné que les participants ne sont pas d’un niveau élevé, en plus de l’absence de l’Iran. Cette absence signifie que la phase de règlement proprement dite n’est pas encore arrivée.

En plus de la revendication politique, le Liban devra faire face à une action en justice lundi. Par exemple, une délégation judiciaire de France, d’Allemagne et du Luxembourg se rendra dans la capitale libanaise du 9 au 20 janvier pour mener des enquêtes auprès du gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salameh, et d’autres responsables de la banque centrale, ainsi que d’éminents responsables d’autres banques. La question est : comment les autorités libanaises vont-elles traiter la délégation judiciaire européenne ? La délégation susmentionnée a-t-elle le droit de mener des enquêtes auprès d’un responsable libanais ? Et en vertu de quelle loi ou contrat? Ce sont des questions épineuses auxquelles les autorités judiciaires et politiques libanaises doivent répondre. Notamment, l’ancien président Michel Aoun est intervenu, estimant que le renversement de la justice libanaise ouvrait la voie à une intervention judiciaire étrangère.

N’est-il pas dangereux pour Aoun de considérer que la justice est tombée après avoir quitté le palais de Baabda il y a tout juste deux mois et cinq jours ? Donc, si nous supposons que le pouvoir judiciaire est tombé, cela signifie qu’il est tombé pendant son règne et qu’il porte la responsabilité principale de la chute. Considérant qu’Aoun est l’un des plus grands participants à la grève contre la justice libanaise en ne signant pas les formations judiciaires et en assurant la couverture de ses alliés qui ont entravé l’enquête sur la criminalité portuaire. Oh, Monsieur le Président Aoun : sommes-nous face à une magistrature déchue ou à une époque déchue dans cette affaire ?

Andrien Barre

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