Lutte contre la prolifération des missiles balistiques – Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

La prolifération des missiles balistiques en tant que vecteurs potentiels d’armes de destruction massive constitue une menace déstabilisatrice pour la paix et la sécurité internationales, comme le reconnaît la résolution 1540 (2004) du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Aujourd’hui, nous assistons au développement, à la modernisation et à l’accélération continus des programmes balistiques, en particulier par les pays qui préoccupent beaucoup la communauté internationale. L’utilisation de missiles balistiques par des acteurs non étatiques est de plus en plus un facteur de déstabilisation aux niveaux régional et international.

L’intensification des essais de missiles et les progrès technologiques dans ce domaine, tels que l’augmentation de la portée des missiles balistiques, le développement des capacités de mise à l’échelle des missiles et la concentration sur la poussée solide, sont des tendances inquiétantes pour la paix et la sécurité internationales. D’autres vecteurs pouvant également transporter des armes de destruction massive, tels que les drones et les missiles de croisière, sont en cours de développement.

L’action de la France vise à empêcher cette prolifération de vecteurs d’armes de destruction massive.

La France participe activement au régime de contrôle de la technologie des missiles qui a été fondée en 1987 et dont le secrétariat permanent est le « point de contact ». Ce système, qui comprend actuellement 35 États membres, vise à réglementer l’exportation de technologies et d’équipements pouvant être utilisés pour développer des moyens de transport d’armes de destruction massive.

Dès le départ, la France a soutenu l’idée d’établir un code de conduite visant à lutter contre la prolifération des armes de destruction massive. et est devenu Code de conduite de La Haye sur la prévention de la prolifération des missiles balistiques Le premier instrument multilatéral de lutte contre la prolifération des missiles balistiques. Le texte final de ce code a été adopté par 93 Etats le 26 novembre 2002 à La Haye et ce texte est le résultat des travaux menés dans le cadre du régime de contrôle de la technologie des missiles et a été approuvé par la déclaration du Conseil européen sur le initiative de la France à Göteborg en 2001.

En l’absence d’un traité multilatéral contraignant limitant l’acquisition et le développement de missiles ou de classes spécifiques de missiles, le Code de conduite de La Haye représente un instrument unique qui permet de contrôler la prolifération des missiles balistiques par le biais d’une fiducie flexible, non contraignante et d’un commun accord. Il compte actuellement 143 signataires. Le processus d’admission est toujours ouvert Tous les pays dotés de capacités balistiques n’ont pas encore rejoint le code.

Le Code de La Haye contient une obligation générale d’exercice reste calme Concernant la conception, les essais et le déploiement de missiles balistiques, notamment en réduisant les stocks nationaux et en ne contribuant pas à leur prolifération. Le code prend également un engagement politique fort en faveur de l’adoption et de la conformité mesures de transparence Sous la forme de annonce annuelle aux programmes balistiques et spatiaux etpréavis Lancement de missiles balistiques et de lanceurs. Enfin, si le Code reconnaît que les États ne doivent pas se voir refuser l’utilisation de l’espace extra-atmosphérique à des fins pacifiques, il affirme également que les programmes spatiaux ne doivent pas être utilisés pour dissimuler des programmes de missiles balistiques.

La France a pris le relais Action forte en faveur de cet instrument lors de sa Présidence de l’Union européenne en 2008 puis lors de sa Présidence du Code de La Haye en 2010 et 2011 et notification préalable de tous ses lancements de Missiles Balistiques et Lanceurs (SLV).. L’Union européenne a réitéré son soutien à la mise en œuvre, à la promotion et à l’universalisation du code de La Haye par l’adoption de résolutions du Conseil, la plus récente en 2017. Le code bénéficie d’un large soutien de l’Assemblée générale des Nations unies grâce à l’adoption régulière de résolutions adoptées par de nombreux États. sont soutenus (171 votes en 2018 par exemple).

Textes de référence :

Liens importants :

Système de contrôle de la technologie des missiles

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