Polanski, accusé d’agressions sexuelles, est jugé pour la première fois en France

Les autorités judiciaires de Paris ont décidé de juger le réalisateur franco-polonais Roman Polanski sur la base d’un procès en diffamation intenté contre lui par l’actrice britannique Charlotte Lewis pour avoir fait des déclarations contestant la validité de son allégation selon laquelle il l’aurait abusée sexuellement, avait mis en cause.

Le 30 août, une décision a été prise de renvoyer Polanski devant le tribunal correctionnel de Paris, notant qu’il n’y avait aucun procès antérieur contre lui au dossier concernant les allégations d’agression sexuelle portées contre lui.

La saisine du tribunal dans de tels cas est quasi automatique en vertu de la loi française sur la divulgation publique et le fondement des accusations sera examiné lors des audiences.

Le processus dans cette affaire inclut également le directeur responsable de Paris Match, qui a publié l’interview de Polanski.

« Le premier avantage d’un bon menteur est qu’il a une excellente mémoire », a déclaré Polanski dans la longue interview publiée par The Weekly en décembre 2019. Charlotte Lewis est toujours mentionnée par mes accusateurs sans jamais faire ces incohérences.

Commentant la décision mercredi, le représentant de l’actrice britannique, l’avocat Benjamin Choe, a déclaré: « La date de l’audience est proche et nous l’attendons. » Schuet avait déposé une plainte civile contre Polanski en mars 2020.

Charlotte Lewis, 55 ans, a joué dans le film Pirates de Polanski en 1986 et a confirmé à Los Angeles en 2010 qu’elle avait été « abusée sexuellement » par le réalisateur dans son appartement parisien au début des années 1980 alors qu’elle avait 16 ans.

Mais dans l’interview de Barry Match, Polanski a comparé les paroles de Lewis de 2010 à une interview de 1999 qu’elle avait accordée au journal britannique News of the World. Le réalisateur a souligné une phrase attribuée à Lewis à l’époque : « Je savais que Roman avait fait quelque chose de mal aux États-Unis, mais je voulais être son amant (…) Je le voulais probablement plus que lui. »

Polanski a vu l’attitude dissidente de Charlotte Lewis comme une indication de « contradictions » et un « mensonge haineux » de sa part. Cependant, en 2010, l’actrice a remis en question l’authenticité de ce qui lui était attribué dans une interview de 1999. Elle a estimé qu’un certain nombre des déclarations qui lui étaient attribuées dans l’article du journal britannique étaient « inexactes ».

Les avocats de Polanski, Hervé Tamim et Delphine Mieh, âgés de 89 ans, ont refusé de commenter la décision et ont déclaré à l’AFP qu’ils préféraient témoigner devant le tribunal. Mieh a déclaré qu’elle ne savait pas « si Polanski a l’intention de comparaître en personne devant le tribunal » ou s’il représentera son agent lors de l’audience, qui devrait avoir lieu en 2023 ou 2024.

Le réalisateur, qui est né à Paris en 1933 et a remporté trois Oscars et une fois la Palme d’or à Cannes, est accusé d’agression sexuelle depuis les années 1970. La première de ces allégations remonte à 1977. Polanski a été accusé d’avoir drogué Samantha Gailey alors qu’elle avait treize ans à Los Angeles.

Malgré des différences de procédure, il a depuis été recherché en vertu d’un mandat d’arrêt international émis par les États-Unis et a fait face à la possibilité d’extradition à plus d’une occasion. En août 2017, une femme identifiée comme Robin a accusé le réalisateur de l’avoir agressée sexuellement en 1973 alors qu’elle avait 16 ans.

En septembre 2017, l’ancienne actrice Renate Langer a affirmé que Polanski l’avait violée en 1972 à l’âge de 15 ans à Gstaad, en Suisse. En octobre 2017, l’actrice américaine Marianne Barnard accusait également le réalisateur de l’avoir agressée en 1975 alors qu’elle avait dix ans. En 2019, le photographe français Valentin Meunier l’a accusé de l’avoir violée en Suisse en 1975 à l’âge de dix-huit ans. Votre déclaration complète les allégations de nombreuses femmes ces dernières années dans des affaires prescrites.

Dans une interview avec Paris Match, Polanski a nié toutes ces allégations, qu’il dit invalides, en disant : « Certains essaient de me faire passer pour un monstre depuis des années. »


Malgier Martel

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