Propagation des crises… La stratégie de Washington entre politique et business

Peut-être que la visite de la présidente de la Chambre des représentants américaine, Nancy Pelosi, à Taïwan, qui a coïncidé avec l’escalade de la crise ukrainienne, dans la mesure où elle l’a amenée, selon certains, au bord de la guerre nucléaire, n’était pas une coïncidence ou simplement une provocation. contexte de différends avec la Chine qui ont culminé depuis l’ère de la précédente administration américaine sous Donald Trump, mais il fait partie intégrante d’une stratégie américaine visant avant tout à renforcer l’état de crise dans le monde, notamment avec la fin de la Période d’entente unilatérale l’hégémonie, et l’émergence de nouveaux dirigeants internationaux qui peuvent rivaliser avec Washington pour le trône du système international, à l’instar de Moscou et de Pékin, dans le but d’accroître la confusion mondiale et d’impliquer les parties internationales dans leurs conflits afin qu’elles mènent leurs batailles sur leur propre en leur nom, ou du moins les forcer à y participer et la charge qui leur incombe Diminuer les épaules en les divisant en plusieurs parties, y compris une vaste zone géographique du monde.

La stratégie américaine a de nombreuses dimensions, dont la plus importante est peut-être la remobilisation des alliés, en particulier en Europe occidentale, après sa décennie amorcée ces dernières années en raison des politiques d’abandon sécuritaire, économique et commerciale adoptées par Washington. en raison de la grande peur des ambitions de mobilité ascendante des amis après un état d’avancement économique qui a grandement contribué à l’augmentation de l’influence politique qui était évidente dans de nombreuses scènes, en particulier dans l’apparition européenne aux côtés de l’Amérique dans de nombreuses affaires internationales, pas seulement comme Washington partenaire dans le cadre du « camp occidental », mais parfois élargi au rôle de « garant ». Pour le sérieux de l’accord, qui a laissé certains opposants à l’Amérique se méfier des positions des gouvernements successifs, comme l’accord sur le nucléaire iranien signé en 2015 sous l’ancien président Barack Obama.

Peut-être que le changement du rôle des alliés de Washington de simples «subordonnés» à des «garants» de l’administration Trump n’a pas suscité beaucoup d’intérêt, ce qui est une raison importante, sinon la seule, de se retirer de l’accord et d’appeler à un nouveau un accord, sans parler peut-être d’une action unilatérale sur d’autres questions, les plus proches étant les négociations avec la Corée du Nord, qui compte sur le soutien de ses alliés en Asie.

Cependant, le retrait n’était pas suffisant du point de vue de Trump, car l’autre voie était similaire à la politique de sanctions, recourant parfois à l’imposition de tarifs et parfois menaçant de quitter l’OTAN, ainsi qu’à la réduction de l’influence des puissances européennes influentes, comme la sortie de l’accord de Paris sur le climat, qui s’inscrivait dans l’influence de la France, qui a conduit les pays du vieux continent à se rapprocher de leur environnement géographique, par un rapprochement avec la Russie et la Chine à la recherche de nouveaux partenaires, avec une certaine indépendance alternative à celle des alliés américains.

Et c’était là le besoin américain de nouer ces partenariats de deux manières, la première obligeant l’Europe à entrer en conflit avec Moscou par la porte ukrainienne, tandis que l’autre était basée sur le démantèlement britannique de «l’Europe unie» d’une part et provoquant tendances séparatistes sur le continent, allant de simples demandes de sortie de l’Union européenne à une autre qui redistribue les pays, comme l’Écosse et l’Irlande du Nord en Grande-Bretagne et la Catalogne en Espagne, avec de nouveaux conflits qui se profilent à l’horizon, certains d’entre eux au niveau de les pays du continent ou même au niveau civil.

L’exportation des crises n’a pas été dépendante de la politique, mais s’est étendue à la création de guerres commerciales latérales, dont les germes ont émergé entre Londres et l’Union européenne, dans une tentative explicite d’opposer la politique américaine dans ce contexte à son environnement international, comme guerre qui fait rage avec la Chine depuis des années, en plus d’entrer dans une spirale guerrière Devises et taux d’intérêt contribuent à aggraver les crises économiques mondiales à un stade qui semble très sensible.

En effet, la stratégie américaine ne se limitait pas à des alliés en Europe, mais s’étendait jusqu’à la quête pour déclencher une nouvelle guerre à Taiwan visant non seulement à saper la Chine et son rôle, mais à impliquer l’ensemble du continent dans l’Asie, donc son noyau signifie qu’elle a capacité limitée à orbiter dans l’orbite de Washington et ainsi conserver le leadership unilatéral du monde aussi longtemps que possible.

Ici, nous pouvons dire que la stratégie de Washington dépend en grande partie de la généralisation de l’état de crise, bien qu’au détriment de la paix et de la sécurité internationales, comme en témoignent de nombreuses mesures prises par les États-Unis dans le monde pour améliorer leur leadership international affirmé.

Édith Desjardins

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