« Quand la politique échoue »… Un artiste plasticien mauritanien combat les discours de haine avec son pinceau

Le discours de haine en Mauritanie a des conséquences désastreuses, amenant la voix des sages à exiger qu’il soit désamorcé avant qu’il ne soit trop tard. Ils pensent que le mot de passe est la justice et l’égalité.

De son côté, l’artiste visuel Abdul-Wadud Al-Jilani combat le discours de haine avec un pinceau et de la peinture et pointe les motivations des partisans de la haine dans l’une des caricatures. Dans un autre dessin, il pointe le danger de ce discours sur l’unité et l’harmonie de la société.

Al-Jilani explique qu’il combat maintenant ce discours destructeur avec ses dessins, soulignant que l’art peut le combattre plus que la politique, en disant : « Nous voulons réussir là où la politique a échoué ».

La hiérarchie des classes et d’autres effets de l’héritage du passé peuvent, selon certains, être une raison ou une excuse pour la propagation du discours de haine.

Haine physique systématique

Biram Dah Obeid, leader du mouvement anti-esclavagiste IRA, insiste sur le fait que sa classe d’anciens esclaves est la plus vulnérable à l’injustice et à l’exclusion.

Il souligne qu’il faut s’attaquer à la haine physique systémique et incarnée, et pas seulement à la haine verbale.

La justice mauritanienne a condamné quatre militants et blogueurs à des peines de prison pour avoir diffusé des propos haineux et racistes. Les autorités disent que la paix civile est une ligne rouge.

Denise Herbert

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