Lecture politique dans les événements de Shabwa

#1#

1) Incapable d’absorber le choc de la perte de la décision à la présidence en avril dernier, le parti Islah a prétendu qu’il ne s’était pas passé grand-chose, se contentant d’utiliser le poids militaire probable en sa faveur à Ataq dans toute confrontation avec la capacité de calculer les fournitures d’Abyan, Marib et la vallée,

2) Et c’est tout le contraire qui s’est produit avant-hier lorsque les forces qui lui étaient associées sont devenues des forces rebelles dans un moment de légitimité, par une décision du Conseil présidentiel qui a donné à la défense de Shabwa et des géants le plafond politique nécessaire pour gagner la confrontation aujourd’hui à Ataq.

3) Islah devrait, à partir d’aujourd’hui, se rendre compte que sa perte politique de la décision souveraine de l’État depuis avril dernier est une perte réelle avec laquelle il doit vivre de manière réaliste.

#2#

1) Ceux qui gèrent le dossier de la réforme interne n’ont pas pris en compte les variables des alliances régionales et internationales dans la région depuis la fin de l’année dernière,

2) La Turquie, en tant qu’allié régional pour eux, a commencé avec un grand élan à renforcer les liens politiques et économiques avec les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite, et vise à faire de même avec l’Égypte, et donc à partir d’aujourd’hui, elle ne resserrera pas les différends de soutien ou conflits d’intérêts avec ces pays dans un dossier régional commun, y compris le dossier Yémen,

3) Il en va de même pour le Qatar, quoique dans une mesure différente.

4) Le troisième et important point pour Shabwa puis pour Marib lors du calcul des intérêts pétroliers et gaziers est que le plus grand investisseur international (le français Total) traverse une phase de renforcement de la grande alliance et des relations commerciales entre la France et les EAU, Arabie Saoudite et Egypte,

5) La visite du président français Macron aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite fin décembre dernier et la conclusion d’importants accords commerciaux et d’armement d’une valeur de dizaines de milliards, en plus d’importants accords d’armement supplémentaires dans les mois suivants pour l’Égypte,

Enfin, les visites du président des Émirats arabes unis, du prince héritier saoudien et du président égyptien à Paris depuis un mois consécutif, pendant environ une semaine, et leur engagement à sécuriser les approvisionnements en pétrole et en gaz dont la France a besoin pour répondre à ses besoins pour couvrir les développements de la guerre en Ukraine.

6) Ces intérêts communs ont en effet transformé la relation entre la France et les Emirats Arabes Unis et l’Arabie Saoudite en une relation de coopération et il ne sera plus nécessaire de protéger les investissements de Total au Yémen pour d’autres parties extérieures à cette relation.

7) En conséquence, il n’y a pas d’horizon d’alliance externe qui soutienne aujourd’hui les réformes dans toute lutte qu’elles pourraient mener dans ces provinces pétrolières, et toute folie militaire entraînera une perte politique supplémentaire pour les réformes dans ce domaine.

#3#

1) Les événements de Shabwa ont prouvé que le ministre de l’Intérieur Haidan était un facteur explosif dans la situation, plutôt qu’un facteur stabilisateur et un parti chargé de créer les conditions de stabilité dans les gouvernorats du sud.

Tout comme Haidan a été l’un des éléments du bombardement de la situation à Aden en janvier 2018, tirant sur des manifestants en tant que chef d’une des brigades du président.

2) la présence de telles personnalités qui n’apprécient pas la responsabilité de la position du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité dans sa position ne sert pas à régler la situation dans le Sud pour se normaliser,

Il n’y a aucune bonne raison pour que l’avis du Bureau s’y conforme et ne le remplace pas par une personnalité nationale expérimentée qui bénéficie d’un consensus populaire raisonnable.

3) Assez amèrement, les événements depuis 2019 à ce jour ont prouvé qu’Aden, Abyan et Shabwa n’ont rien bénéficié de la relation avec Marib, sauf en tant que catalyseur pour fomenter des conflits internes en y participant directement pendant la journée, bien que Shabwa ait été en particulier historiquement, une profondeur stratégique qui a profité à Marib et non l’inverse.

4) En conséquence, à moins que l’Axe de Shabwa ne soit militairement et opérationnellement séparé de la Troisième Région à Marib, l’une des conditions de l’indépendance et de la stabilité de Shabwa ne se matérialisera pas après aujourd’hui.

Je défie mes frères de Shabwa d’y travailler.

#m_masoud_ahmed_zain

Malgier Martel

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