Une baisse « historique » du nombre de femmes à l’Assemblée nationale après les législatives

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Les résultats des élections législatives françaises, tenues les 12 et 19 juin, ont montré que les hommes continuaient de dominer numériquement l’Assemblée nationale, tandis que la participation des femmes connaissait une baisse « historique » en raison de l’échec de certains partis politiques à respecter le principe de l’égalité des chances. et politique Respecter la parité hommes-femmes, d’une part, et désigner des candidats masculins dans des circonscriptions où il est facile de gagner, d’autre part.

est devenu une image La nouvelle Assemblée nationale française Pas conforme à l’image de la France en général. La preuve en est que la majorité des femmes députées qui ont remporté des sièges à l’Assemblée nationale cette fois-ci sont estimées à 215 députés sur un total de 577, contre 224 députés aux élections générales de 2017.

Fabien El-Khoury, porte-parole officiel d’une association féministe, a qualifié cette baisse d' »historique », notant que « le nombre de femmes à l’Assemblée nationale française a baissé pour la première fois depuis de nombreuses années de croissance ».

Après que la proportion de femmes au parlement a été estimée à 38,8 % en 2017, cette proportion est tombée à 37,26 % lors des élections de 2022. Al-Khoury a expliqué que bien que 52% de la population française soient des femmes et que 52% des personnes inscrites sur les listes électorales soient également des femmes, la représentation des femmes membres dans le monde politique a diminué.

L’une des raisons en est le non-respect de la loi sur l’égalité politique par les partis politiques. Cette loi, votée en 2000 puis amendée en 2014, pénalise les partis politiques qui ne respectent pas le principe d’égalité entre les hommes et les femmes en matière de candidature aux élections qui doivent être égales entre les sexes.

La loi est punie partis politiques qui ne respectent pas ce principe (le principe d’égalité entre les hommes et les femmes) en dépréciant la valeur du soutien financier apporté par l’État à ces partis. Mais Fabian El-Khoury a précisé que « la loi n’oblige pas les partis politiques à mettre en œuvre le principe de représentation paritaire des femmes et des hommes, mais les encourage seulement à le respecter. Il y a donc des petits partis politiques qui préfèrent payer une amende plutôt que de nommer des femmes. »

Le Parti Communiste et les « Républicains » respectent moins le principe d’égalité de représentation

Et à travers Élections générales Six partis organisés en 2017, dont La France Fière et Les Républicains, ont été verbalisés pour non-respect du principe d’égalité de représentation. Par exemple, l’aide financière au Parti républicain a été réduite d’environ 1,8 million d’euros sous prétexte que seulement 40 % de femmes seraient nommées au lieu des 50 % légalement requis.

Malgré cette lourde amende, ce parti de droite n’a pas retenu la leçon. La preuve en est que seulement 39 % des femmes ont été nommées lors des dernières élections législatives. Ainsi, le nombre de femmes entrant à l’Assemblée nationale en 2022 n’était pas supérieur à 22,03 %.

Mais le Parti communiste français reste l’un des partis qui n’a pas respecté la loi sur l’égalité des chances entre les femmes et les hommes, puisque seulement 16,66 % des femmes ont obtenu un siège à la nouvelle Assemblée nationale. Vient ensuite le Parti de l’Union démocratique, avec 20 % de femmes.

En revanche, le pourcentage de femmes ayant obtenu un siège à l’Assemblée nationale au nom du parti France Fière atteint 43 %. Les Verts sont les seuls à respecter le principe de représentation paritaire des femmes et des hommes. Cela a porté le nombre de femmes qui ont remporté des sièges à l’assemblée au nom de ce parti à 54 %.

Quant à l’alliance présidentielle « Ensemble », le nombre de sièges remportés par les femmes a atteint 42,22% pour le parti « Ennahda » du président Macron et 40,11% pour le mouvement démocrate dirigé par François Perot.

Obstruction à l’éclat politique des femmes

Fabian El-Khoury estime que l’égalité entre les femmes et les hommes dans la représentation politique ne peut devenir une réalité que si les partis acceptent que les femmes puissent se présenter aux élections dans les circonscriptions ordinaires.

« Les hommes sont mieux connus des électeurs et des partis auxquels ils appartiennent. Ils ont aussi plus de chances de prendre le pouvoir », a-t-elle déclaré. Elle a souligné qu’il existe « de nombreuses limitations qui entravent le rayonnement et la visibilité des femmes dans les partis politiques ».

Et elle de poursuivre : « Les indices de harcèlement sexuel dans les rangs des partis et sur les réseaux sociaux se multiplient et sont nombreux. Les femmes qui se présentent aux élections sont particulièrement ciblées sur Twitter. Cela peut les empêcher de se présenter aux élections.

Les femmes au sommet des blocs parlementaires

Dans le même contexte, un autre indicateur a montré que plus la hiérarchie des responsabilités managériales dans les communes est élevée, plus la composante féminine se raréfie, selon Al-Khoury, qui a confirmé que « le scénario n’a pas changé car les hommes occupent toujours le poste monopolisent la présidence ». de blocs parlementaires. La preuve en est la nomination d’une femme. « Seul un sur sept occupe ce poste. »

Il semble que le parti au pouvoir « Ennahda » ait commencé à changer de stratégie, ayant choisi le député Auror Bergi pour présider le bloc parlementaire de ce parti.

Bergé occupait auparavant le poste de président délégué du bloc parlementaire Ennahda. Elle remplace aujourd’hui Christophe Castaner, qui n’a pas réussi à franchir le cap du second tour des législatives de 2022.

France 24/AFP

Denise Herbert

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